
Je me suis rendu la semaine dernière à Mandalay, au cœur de la région frappée par un violent séisme il y a un an. La population souffre encore aujourd'hui des conséquences de la catastrophe qui se sont superposés aux problèmes liés aux conflit armée qui sévit dans le pays. Des communautés entières vivent toujours dans des campements de fortune dans des abris provisoires.
Mais au-delà des dégâts matériels, c’est surtout la dureté du quotidien qui frappe. Les familles que j’ai rencontrées vivaient déjà dans des conditions extrêmement précaires. Sur place, on comprend très vite que le séisme n’a pas été le début de la crise, mais une épreuve supplémentaire pour une population déjà marquée par des années de conflit, d’insécurité et de déplacements forcés.
Une mère de trois enfants, me confiait : « Notre maison s’était écroulée. Heureusement, personne n’a été blessé, mais nous avons dû vivre pendant des mois sous des bâches. Aujourd’hui, mes enfants peuvent à nouveau aller à l’école et nous avons un endroit sûr pour vivre. »

En visitant les projets menés avec nos ONG partenaires, j’ai vu très concrètement ce que les dons de la population en Suisse ont permis. Nos partenaires ont pu soutenir la reconstruction de maisons, de toilettes et de points d’eau, ou faciliter le retour à l’école , l’installation de réservoirs d’eau temporaires et la distribution de kits d’hygiène. Dans certains endroits, des cliniques mobiles ont aussi pu assurer des soins, tandis que des familles ont reçu une aide financière pour faire face aux besoins les plus urgents et commencer à se reconstruire.
Derrière chaque don, il y a des familles qui peuvent dormir à l’abri, des enfants qui retrouvent le chemin de l’école, des personnes qui accèdent à des soins malgré les difficultés. C’est cela que la solidarité suisse rend possible.
Répondre à une catastrophe comme un séisme dans un pays déjà touché par un conflit est extrêmement complexe. L’accès humanitaire est particulièrement difficile alors que les besoins sont souvent très importants.
Pour la Chaîne du Bonheur, il est essentiel de ne laisser personne de côté. C’est pourquoi nos ONG partenaires suisses travaillent depuis de nombreuses années avec des partenaires locaux, dont la connaissance du terrain est indispensable pour atteindre les populations qui en ont le plus besoin.
Un an après le séisme, la Birmanie reste confrontée à des défis immenses. Mais sur le terrain, je vois aussi que l’aide rendue possible grâce à la solidarité en Suisse compte vraiment — et qu’elle continue, chaque jour, à faire une différence.
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