19.01.2017

Bilan 2016 : la Chaîne du Bonheur a renforcé son aide en Suisse

L’année 2016 était placée sous le signe d’une aide renforcée en Suisse. 3283 personnes ont été soutenues directement par un coup de pouce financier et 22 projets en faveur des jeunes en rupture ont permis à de nombreux jeunes de trouver le chemin de la réinsertion. Dans le cadre de l’aide en cas de catastrophes naturelles, la Fondation a aidé 17 familles victimes d’intempéries sur leur propriété. Les opérations de fin d’année « Cœur à Cœur » et « Jeder Rappen zählt » ont permis à la Chaîne du Bonheur, bras humanitaire de la SSR, de renouveler son engagement en Suisse comme à ses débuts. « 2016 était clairement marquée par un renouveau de la Chaîne du Bonheur pour l’aide en Suisse, un signe évident que la précarité touche toujours plus de personnes dans notre pays », déclare Tony Burgener, directeur de la Chaîne du Bonheur.

Si l’aide sociale individuelle est pratiquée par la Chaîne du Bonheur depuis ses origines en 1946, l’année 2016 a été marquée par un record de 2’087 demandes transmises par des services sociaux privés ou publics pour une aide ponctuelle. C’est avant tout pour des questions médicales et de loyer que les personnes au seuil de la pauvreté ont cherché un soutien. Pour la première fois l’année dernière, la Chaîne du Bonheur a également soutenu des projets en faveur des jeunes en rupture. 22 projets – tels que le Parcours A2mains de l’Association Astural à Genève, Lernwerk à Aarau et Move à Zurich – ont été soutenus grâce à la collecte « Jeder Rappen zählt » 2015 dédiée à cette thématique.

Victimes de mesures de coercition

La Chaîne du Bonheur a aussi administré en 2016 le fonds d’urgence en faveur des victimes de coercition, lancé par la Table ronde du Département fédéral de la justice en 2014. Au total, 962 personnes (dont 128 personnes en 2016) qui avaient subi une atteinte à leur intégrité par le prononcé ou l’exécution d’une mesure de coercition à des fins d’assistance ou d’un placement extrafamilial antérieur à 1981 et qui se trouvaient dans une situation financière précaire ont été soutenues. La Chaîne du Bonheur a en outre aidé à établir et contrôler les critères et les standards d’aide à ces personnes.

Cala Sannitica, des loisirs pour les jeunes défavorisés

Cala Sannitica, un fonds établi par un donateur privé, a permis d’offrir à 145 jeunes issus de familles défavorisées des activités culturelles et sportives en 2016. Le fonds a également soutenu d’une façon durable un projet en Valais qui permet à des parents et enfants de se ressourcer pendant une semaine dans un environnement naturel et un cadre stimulant.

Aide internationale

En plus de son effort particulier pour l’aide en Suisse, la Chaîne du Bonheur a continué à agir sur le plan international en faveur des victimes de catastrophes naturelles et de conflits. En tout, 126 projets ont été analysés et approuvés par les instances spécialisées de la Chaîne du Bonheur, avec une part prépondérante de projets en faveur des personnes déplacées des suites du conflit syrien, en Syrie même, dans les pays limitrophes ou en route vers l’Europe.

Suite à l’ouragan Matthew en Haïti, la Chaîne du Bonheur a permis aux ONG suisses d’intervenir dès la première heure grâce à un fonds d’urgence de deux millions de francs.

Au Népal, après une longue période de clarification des rôles, critères et des standards par le gouvernement, le travail de reconstruction et réhabilitation a pu démarrer en été 2016, une bonne année après le tremblement de terre d’avril 2015.

Tout le travail de la Chaîne du Bonheur a été basé sur une excellente collaboration avec 25 ONG suisses, partenaires de la Fondation basée à Genève.

Evaluations et workshop

Experts et spécialistes de la Chaîne du Bonheur ont mené en 2016 des évaluations pointues de projets soutenus aux Philippines, au Népal et dans les pays limitrophes à la Syrie, au Liban et en Jordanie. Un workshop organisé à Beyrouth en collaborations avec les ONG suisses actives dans la région a permis de relever l’enjeu d’offrir aux populations affectées par des crises prolongées de meilleures perspectives et une résilience accrue.

A la pointe des tendances de l’humanitaire

L’année a été marquée par le sommet humanitaire à Istanbul en juin 2016 auquel a participé une délégation de la Chaîne du Bonheur. Les dernières évolutions du domaine sont déjà suivies par la Fondation qui encourage le transfert monétaire, une meilleure transition entre la phase d’urgence et la phase de développement, un renforcement des structures locales ainsi que le besoin d’innovation. Toutes ces tendances ont également marqué les discussions du Conseil de Fondation de la Chaîne du Bonheur qui s’est penché pendant toute l’année sur une nouvelle stratégie qui sera mise en œuvre à partir de 2017.

Le rapport annuel 2016 ainsi que le rapport financier détaillé seront publiés en mai 2017 après approbation par le Conseil de Fondation.