Pour Nathalie, ce souvenir raconté par sa mère rappelle combien la solidarité a évolué au fil des générations :
« Ma maman me racontait que quand elle était enfant, elle et ses camarades de classe à Bâle avaient passé des heures à tricoter ensemble des vêtements pour une collecte de la Chaîne du Bonheur. Tous ces vêtements avaient été envoyés aux Pays-Bas pour apporter un peu d’aide aux milliers de personnes qui avaient perdu leurs maisons et toutes leurs affaires en plein hiver dans les inondations de 1953. C’est vraiment incroyable de se dire qu’aujourd’hui, on peut aider les gens en faisant un don simplement en un clic, quelle évolution ! »
À ses débuts, la Chaîne du Bonheur organisait des collectes de dons en nature, comme de la nourriture ou des vêtements, parfois même confectionnés à la main par les donatrices et donateurs, comme sur la photo ci-dessus. Depuis les années 1980, les dons en espèces permettent de répondre de manière plus rapide et professionnelle aux catastrophes et crises. Une chose, en revanche, n'a pas changé : aujourd'hui comme il y a 80 ans, chaque geste de solidarité compte.