Communiqué de presse

Haïti : 100 jours après le terrible tremblement de terre

  • 26.04.2010
  • Communiqués de presse

La Chaîne du Bonheur était déjà présente avant le tremblement de terre en Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète. Depuis ce désastre survenu à la mi- janvier, ses organisations d’entraide partenaires interviennent activement dans l’aide d’urgence. Jusqu’à aujourd’hui, la Chaîne du Bonheur a financé 12 projets pour un montant de 6,6 millions de francs. Quatre projets supplémentaires pour un montant de deux millions de francs sont en cours d’examen. Et de nombreux projets vont suivre. Actuellement, l’aide en Haïti se situe dans une phase entre l’aide d’urgence, qui doit être coordonnée, et la reconstruction, qui n’a pas encore débuté mais qui doit être planifiée. Une visite sur les lieux met en évidence des besoins colossaux.

 «On ne sait vraiment pas par quoi commencer !». C’est par ces mots que la coordinatrice haïtienne de Terre des hommes Suisse, Guerty Aimé, met en exergue les énormes défis auxquels la reconstruction fait face. Si toute l’infrastructure doit être reconstruite, les besoins des victimes sont eux aussi gigantesques. Nourriture, abris et autres mesures de première nécessité font défaut. Ce sont justement ces besoins qui se trouvent actuellement au cœur des projets financés par la Chaîne du Bonheur.

12 projets en pleine réalisation

Les diverses organisations d’entraide sont engagées dans l’approvisionnement en eau, la distribution de médicaments et de biens de première nécessité comme des tentes, des bâches et des outils pour la construction d’abris. En outre, les personnes affectées reçoivent des ustensiles de cuisine pour ne plus dépendre des distributions de vivres.

Les projets «Cash for work» (argent pour travail) permettent à la population, pour cinq dollars par jour, de participer au déblaiement des gravats et ainsi se procurer de la nourriture ou d’autres biens. Les victimes reçoivent, par ailleurs, des abris transitoires par les organisations partenaires. Parallèlement, quelques organisations poursuivent leurs activités de soutien psychosocial aux enfants comme avant le séisme mais de manière plus intense.

Lors de telles catastrophes, la Chaîne du Bonheur emploie généralement environ 15% des fonds pour l’aide d’urgence, 70% pour la reconstruction et 15% pour la consolidation de projets.

Les écoles à nouveau ouvertes

Les besoins sont également considérables en ce qui concerne les infrastructures bien que, dans un premier temps, des millions de mètres cubes de décombres doivent être dégagés. Guerty Aimé connaît aussi ce problème : elle nous montre une école bâtie par une organisation partenaire avec le financement de la Chaîne du Bonheur qui est maintenant réduite au néant. Par chance, les enfants avaient quitté l’école à 16 heures le jour fatal. «Dans l’intervalle, 36 camions ont déblayé des gravats mais comme on peut le voir on est encore loin de pouvoir reconstruire !» soupire Guerty Aimé. Les élèves ont été momentanément relogés dans une autre école. Mais là aussi, l’enseignement est provisoirement donné dans la cour de récréation à ciel ouvert. La saison des pluies a commencé et des toits doivent être montés au-dessus des écoles. Il reste encore beaucoup à faire.

A savoir

La Chaîne du Bonheur n’est pas elle-même opérationnelle sur place. Les projets des organisations partenaires sont rigoureusement examinés avant tout financement et sont accompagnés tout au long de leur mise en œuvre. Comme pour tous les autres frais administratifs, les visites organisées par la Chaîne du Bonheur sur les lieux ne sont pas financées par les dons mais par les intérêts des fonds en attente d’attribution. 

La Chaîne du Bonheur est une fondation issue d'une initiative de SRG SSR | Partenariat & collaboration

  • Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»
  • Keystone
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Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»

Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»

Depuis le 1er janvier 2011, les radios régionales romandes se sont unies pour soutenir activement les actions de collecte de la Chaîne du Bonheur.

Plus d’informations sur les radios sous www.urrr.ch

Keystone

Keystone

 

« Une image vaut mille mots » a dit Confucius. Grâce à son partenaire Keystone, l’agence photographique suisse active à l’échelle mondiale, la Chaîne du Bonheur accède gratuitement et en tout temps à une offre très vaste d’images d’actualité.  

Keystone pose un regard helvétique sur notre pays et sur le monde. Une vingtaine de photographes permanents dans toute la Suisse et les agences partenaires internationales suivent de très près les nouvelles du moment. Poids lourd des agences photographiques en Suisse, Keystone possède par ailleurs une immense collection de documents sur l’histoire sociale de notre pays, soit près de 11 millions d’images d’archives.

 

Swisscom

Swisscom

Sans le dispositif téléphonique de Swisscom, une journée de collecte nationale de la Chaîne du Bonheur serait impensable: de 120 à 150 lignes téléphoniques, subdivisées par région, acheminent les appels vers six centrales de collecte, elles aussi équipées par Swisscom. Plus de 70'000 appels ont ainsi été gérés de main de maître lors de la journée de collecte en faveur des victimes du tsunami. Swisscom offre cette prestation à titre gracieux lors des journées de collecte.
L’internet comme vecteur de communication joue également un rôle central à la Chaîne du Bonheur. Aussi Swisscom SA soutient-elle chaque année le site de la Chaîne du Bonheur à concurrence d’un montant appréciable. Cela fait plus de soixante ans que Swisscom (ex-PTT) compte au nombre des partenaires fidèles de la Chaîne du Bonheur.

SRG SSR

SRG SSR alt

La Chaîne du Bonheur a vu le jour en 1946 en Suisse romande. Conçue à l’origine comme une émission de radio, elle a dédié sa première collecte aux orphelins de la Seconde Guerre mondiale. Puis l’idée ayant pris de l’ampleur, la Chaîne du Bonheur devient une fondation en 1983, sous l’impulsion de SRG SSR. Aujourd’hui, la Chaîne du Bonheur collecte des fonds pour financer des projets d'aide humanitaire, son moteur principal restant la SSR.

Lorsqu’elle organise des journées nationales de collecte, la Chaîne du Bonheur exprime la solidarité et l’aide de la population de toute la Suisse. Or cela n’est possible que parce que la SSR lui ouvre gratuitement son antenne. La Chaîne du Bonheur n’œuvre pas comme organisation d’entraide, mais comme organisme de solidarité qui collabore actuellement avec 25 organisations d'entraide suisses.

Les liens d’affinité qui unissent la Chaîne du Bonheur à la SSR se reflètent aussi dans le fait que le président du Conseil de Fondation émane toujours des cadres de la SSR.  De plus, RTS, SRF, RTR et RSI sont toutes représentées par un siège au Conseil de Fondation.