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Communiqué de presse : Quatrième anniversaire du tremblement de terre en Haïti

  • 09.01.2014
  • Communiqués de presse

A quelques jours du quatrième anniversaire du séisme en Haïti le 12 janvier 2010, la Chaîne du Bonheur tire un bilan des projets qu’elle a cofinancés dans le pays. Un rapport détaillé rédigé par les consultants du Groupe URD met en évidence que l’approche choisie par la Chaîne du Bonheur de lier l’urgence à la reconstruction et au développement avec les mêmes partenaires était certes exigeante, mais s’est finalement avérée positive. Malgré les différences d’un contexte à l’autre, la Chaîne du Bonheur et ses partenaires peuvent en tirer des enseignements utiles pour les opérations similaires, et notamment suite au passage du typhon aux Philippines.

Le Groupe URD* qui a rédigé un bilan des opérations cofinancées par la Chaîne du Bonheur s’est basé sur des évaluations itératives menées à cinq reprises auprès de huit partenaires impliqués dans la reconstruction pendant les derniers quatre ans. Un séminaire organisé par le Groupe URD et la Chaîne du Bonheur en octobre 2013 à Port-au-Prince a permis d’intégrer également les prises de position des autorités et de la société civile haïtienne.

Le rapport souligne dans ses conclusions deux aspects principaux du fonctionnement de la Chaîne du Bonheur qui la distingue clairement d’autres bailleurs de fonds publics ou privés. D’une part, la Fondation a choisi d’inscrire son action d’aide après des catastrophes dans la durée en liant l’urgence à la reconstruction et au développement. D’autre part, toutes les actions se sont inscrites dans une logique de durabilité assurant des logements permanents aux bénéficiaires : 2700 maisons ont été réparées ou construites, 3300 latrines construites et 2500 réservoirs d’eau mis en place alors que des milliers d’abris provisoires ont été construits dans le pays par d’autres acteurs.

Lors du séminaire, cette double approche différenciée a été jugée adéquate par les autorités, les bénéficiaires et partenaires locaux mais elle a posé de nombreux défis importants. La précipitation de la mise en place de l’action humanitaire et de la reconstruction dans les premiers mois n’a pas permis de prendre en compte toute la fragilité du contexte haïtien. Certaines spécificités sociales et culturelles ou des données politiques et juridiques indispensables au succès des projets ont aussi été prises en compte au fur et à mesure de l’avancement des projets. Des erreurs de départ ont ainsi dû être corrigées en cours de route. Les évaluations itératives menées par le Groupe URD et l’accompagnement des projets par les experts et spécialistes de la Chaîne du Bonheur ont à l’unanimité été jugées essentielles et primordiales par toutes les parties prenantes.

Onze leçons apprises

Sur cette base, le Groupe URD a formulé onze leçons apprises dans quatre domaines: la coordination humanitaire, les standards de reconstruction, l’intégration socio-économique des projets et les liens à établir entre urgence, reconstruction et développement. Ci-dessous quelques-uns de ces enseignements:

·       Par rapport au lien entre l’urgence et le développement : Poursuivre la recherche de moyens et de méthodes pour améliorer les liens entre Urgence et Développement.

·       Par rapport à la mise en œuvre des projets : Le montage des projets doit admettre de la flexibilité et du phasage pour une alternance entre étude et mise en œuvre.

·       Par rapport à la coordination des projets : Améliorer la cohérence des interventions grâce au dialogue inter-acteurs et à la coordination à tous les niveaux du cycle de projet.

·       Par rapport à la qualité des projets: Croiser les disciplines pour assurer des diagnostics solides.

·       Par rapport à l’intégration des destinataires des projets: Développer des méthodes participatives qui évitent de rendre les bénéficiaires passifs et qui les rendent acteurs à part entière.

·       Par rapport à  un traitement équitable des destinataires de l’aide et de la communauté : La responsabilité de l’aide vis-à-vis de la cohésion sociale est importante et demande une attention particulière

·       Par rapport aux défis posées par la communication des projets: Une bonne communication entre les parties prenantes est importante.

Application des leçons apprises aux Philippines

Ces leçons apprises seront prises en compte lors des opérations de reconstruction menées prochainement aux Philippines. Le contexte est certes très différent au vu de la plus grande stabilité du pays, des dispositions et de la préparation aux désastres établis auparavant par les autorités, du plan de reconstruction détaillé élaboré par le gouvernement et d’un rapport différent de la population à la catastrophe.

La Chaîne du Bonheur a investi huit millions de francs dans la phase d’urgence ; elle mène actuellement une analyse approfondie de la situation initiale dans le but de définir des lignes directrices adéquates à une deuxième phase liant la reconstruction à l’urgence. Dans ce sens, elle souhaite éviter que le déploiement rapide de l’aide d’urgence ait des effets négatifs sur les phases ultérieures. Une bonne implication des partenaires locaux ainsi que la prise en compte des caractéristiques sociales, culturelles, politiques et juridiques spécifiques seront également des éléments à étudier et à analyser avant d’approuver les premiers projets de reconstruction. Sur cette base, la Chaîne du Bonheur est convaincue qu’elle arrivera à cofinancer des projets de reconstruction d’une façon très efficace et aux standards adaptés aux besoins de la population sinistrée.

*Groupe URD : Créé il y a 20 ans, le Groupe URD, ou urgence réhabilitation développement, est une association française dont le rôle est d’accompagner les acteurs dans les processus d’amélioration de la qualité des programmes en menant des activités d’évaluation, de recherche, de formation et de conseil qualité.

Les dons du peuple suisse pour Haïti ont été utilisés à hauteur de 20% pour l’action d’urgence, 70% pour des projets de reconstruction et 10% pour de projets de développement. Des 66 millions de francs de dons récoltés, 86% ont déjà été engagés et les 14% restants permettent de finaliser certains projets en les complétant encore avec des volets de formation, d’activités de relance économique et/ou des éléments pour réduire des risques liés aux désastres. Lien vers des vidéos illustrant des projets.

La Chaîne du Bonheur est une fondation issue d'une initiative de SRG SSR | Partenariat & collaboration

  • Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»
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Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»

Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»

Depuis le 1er janvier 2011, les radios régionales romandes se sont unies pour soutenir activement les actions de collecte de la Chaîne du Bonheur.

Plus d’informations sur les radios sous www.urrr.ch

Keystone

Keystone

 

« Une image vaut mille mots » a dit Confucius. Grâce à son partenaire Keystone, l’agence photographique suisse active à l’échelle mondiale, la Chaîne du Bonheur accède gratuitement et en tout temps à une offre très vaste d’images d’actualité.  

Keystone pose un regard helvétique sur notre pays et sur le monde. Une vingtaine de photographes permanents dans toute la Suisse et les agences partenaires internationales suivent de très près les nouvelles du moment. Poids lourd des agences photographiques en Suisse, Keystone possède par ailleurs une immense collection de documents sur l’histoire sociale de notre pays, soit près de 11 millions d’images d’archives.

 

Swisscom

Swisscom

Sans le dispositif téléphonique de Swisscom, une journée de collecte nationale de la Chaîne du Bonheur serait impensable: de 120 à 150 lignes téléphoniques, subdivisées par région, acheminent les appels vers six centrales de collecte, elles aussi équipées par Swisscom. Plus de 70'000 appels ont ainsi été gérés de main de maître lors de la journée de collecte en faveur des victimes du tsunami. Swisscom offre cette prestation à titre gracieux lors des journées de collecte.
L’internet comme vecteur de communication joue également un rôle central à la Chaîne du Bonheur. Aussi Swisscom SA soutient-elle chaque année le site de la Chaîne du Bonheur à concurrence d’un montant appréciable. Cela fait plus de soixante ans que Swisscom (ex-PTT) compte au nombre des partenaires fidèles de la Chaîne du Bonheur.

SRG SSR

SRG SSR alt

La Chaîne du Bonheur a vu le jour en 1946 en Suisse romande. Conçue à l’origine comme une émission de radio, elle a dédié sa première collecte aux orphelins de la Seconde Guerre mondiale. Puis l’idée ayant pris de l’ampleur, la Chaîne du Bonheur devient une fondation en 1983, sous l’impulsion de SRG SSR. Aujourd’hui, la Chaîne du Bonheur collecte des fonds pour financer des projets d'aide humanitaire, son moteur principal restant la SSR.

Lorsqu’elle organise des journées nationales de collecte, la Chaîne du Bonheur exprime la solidarité et l’aide de la population de toute la Suisse. Or cela n’est possible que parce que la SSR lui ouvre gratuitement son antenne. La Chaîne du Bonheur n’œuvre pas comme organisation d’entraide, mais comme organisme de solidarité qui collabore actuellement avec 25 organisations d'entraide suisses.

Les liens d’affinité qui unissent la Chaîne du Bonheur à la SSR se reflètent aussi dans le fait que le président du Conseil de Fondation émane toujours des cadres de la SSR.  De plus, RTS, SRF, RTR et RSI sont toutes représentées par un siège au Conseil de Fondation.