Asie du Sud (Tsunami)

Evaluation de la reconstruction post tsunami en Inde : quelques réflexions critiques

  • 27.04.2009
  • Séisme Asie du Sud (Tsunami)

Echange d'expériences en direct : pour marquer la fin des travaux de reconstruction dans le sud de l'Inde suite au tsunami, une trentaine de personnes - représentants des organisations suisses d'entraide et des organisations locales partenaires, experts spécialistes et collaborateurs de la Chaîne du Bonheur (CB) - se sont réunis fin 2008 en Inde pour un atelier de 3 jours.

Quelques semaines auparavant, une évaluation avait été réalisée sur les projets de reconstruction post-tsunami financés par la CB en Inde – 3'200 maisons pour 15'000 personnes pour un montant total de 25 millions de francs. L'atelier indien avait pour objectif de prendre connaissance des résultats de ce rapport, d'aborder les questions centrales soulevées par les experts et d'émettre des propositions pour améliorer la collaboration lors de futures catastrophes. Un point crucial concernait la sélection des bénéficiaires: comment s'assurer que l’aide bénéficie non seulement aux victimes les plus évidentes du tsunami, comme par exemple les pêcheurs, mais également aux groupes marginalisés, comme les hors-castes, les minorités ou les veuves ? Les experts ont souligné l’importance de mener des vérifications poussées des bénéficiaires au début d’un projet afin d’éviter que des personnes qui vivent en marge des villages reçoivent un appui inférieur ou tardif.Les experts ont jeté un regard critique sur la construction des maisons. Une supervision technique plus systématique permettrait dans certains projets d’augmenter les niveaux de qualité des constructions. Plus largement, il s’agit d’intégrer les vœux spécifiques des différentes familles dans le  cadre des exigences en matière de sécurité, des règlements officiels et de la nécessité de terminer les travaux aussi vite que possible. Pour des reconstructions à grande échelle comme lors du tsunami, une des pistes évoquées est celle de bâtir une structure minimale identique pour toutes les maisons puis, dans un deuxième temps, de les aménager individuellement et sous la direction des habitants.Un point souvent évoqué concerne la distance des nouveaux villages par rapport à la mer. Il s'agissait dans ce cas de faire coïncider les marges de sécurité exigées par les autorités avec les souhaits des bénéficiaires. Les standards imposés n'ont pas toujours convaincu et on peut se demander s'il ne faudrait pas à l'avenir que les organisations de la société civile exercent plus de pression pour influencer les dispositions gouvernementales.L’atelier a montré que les bénéficiaires doivent être autant que possible les acteurs de leur avenir. Il faudrait pour cela développer des processus plus participatifs et approfondir la collaboration avec les différentes organisations locales et les autorités compétentes.  Les évaluations de grands projets comme ceux qui ont été réalisés après le tsunami sont très complexes. La Chaîne du Bonheur a l'intention de multiplier ce type d'ateliers en collaboration avec les organisations partenaires sur le terrain de la catastrophe ou en Suisse. De telles rencontres renforcent les liens au sein de la «amille Chaîne du Bonheure» et permettent de partager un savoir précieux et d'utiliser ces nouvelles connaissances dans les études de projets ou les futures réalisations.

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    Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»

    Convention «Radios régionales romandes et Chaîne du Bonheur»

    Depuis le 1er janvier 2011, les radios régionales romandes se sont unies pour soutenir activement les actions de collecte de la Chaîne du Bonheur.

    Plus d’informations sur les radios sous www.urrr.ch

    Keystone

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    « Une image vaut mille mots » a dit Confucius. Grâce à son partenaire Keystone, l’agence photographique suisse active à l’échelle mondiale, la Chaîne du Bonheur accède gratuitement et en tout temps à une offre très vaste d’images d’actualité.  

    Keystone pose un regard helvétique sur notre pays et sur le monde. Une vingtaine de photographes permanents dans toute la Suisse et les agences partenaires internationales suivent de très près les nouvelles du moment. Poids lourd des agences photographiques en Suisse, Keystone possède par ailleurs une immense collection de documents sur l’histoire sociale de notre pays, soit près de 11 millions d’images d’archives.

     

    Swisscom

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    Sans le dispositif téléphonique de Swisscom, une journée de collecte nationale de la Chaîne du Bonheur serait impensable: de 120 à 150 lignes téléphoniques, subdivisées par région, acheminent les appels vers six centrales de collecte, elles aussi équipées par Swisscom. Plus de 70'000 appels ont ainsi été gérés de main de maître lors de la journée de collecte en faveur des victimes du tsunami. Swisscom offre cette prestation à titre gracieux lors des journées de collecte.
    L’internet comme vecteur de communication joue également un rôle central à la Chaîne du Bonheur. Aussi Swisscom SA soutient-elle chaque année le site de la Chaîne du Bonheur à concurrence d’un montant appréciable. Cela fait plus de soixante ans que Swisscom (ex-PTT) compte au nombre des partenaires fidèles de la Chaîne du Bonheur.

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    La Chaîne du Bonheur a vu le jour en 1946 en Suisse romande. Conçue à l’origine comme une émission de radio, elle a dédié sa première collecte aux orphelins de la Seconde Guerre mondiale. Puis l’idée ayant pris de l’ampleur, la Chaîne du Bonheur devient une fondation en 1983, sous l’impulsion de SRG SSR. Aujourd’hui, la Chaîne du Bonheur collecte des fonds pour financer des projets d'aide humanitaire, son moteur principal restant la SSR.

    Lorsqu’elle organise des journées nationales de collecte, la Chaîne du Bonheur exprime la solidarité et l’aide de la population de toute la Suisse. Or cela n’est possible que parce que la SSR lui ouvre gratuitement son antenne. La Chaîne du Bonheur n’œuvre pas comme organisation d’entraide, mais comme organisme de solidarité qui collabore actuellement avec 25 organisations d'entraide suisses.

    Les liens d’affinité qui unissent la Chaîne du Bonheur à la SSR se reflètent aussi dans le fait que le président du Conseil de Fondation émane toujours des cadres de la SSR.  De plus, RTS, SRF, RTR et RSI sont toutes représentées par un siège au Conseil de Fondation.